Un séisme exceptionnel a frappé l'est du Japon, suivi d'un tsunami.

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Un séisme exceptionnel de magnitude 8,9 a frappé l'est du Japon, il a été suivi d'un tsunami. 
Si l'ampleur des dégâts reste à évaluer ils seront sans doute considérables pour l'un des plus puissants séismes depuis plus d'un siècle.
Vendredi 11 mars 2011, à 14h46, heure locale du Japon, un tremblement de terre qualifié "d'important" est survenu au large de la côte de Honshu, à 130 km de Sendai, une métropole de plus d'un million d'habitants et à 373 km de la capitale, Tokyo. Selon l' U.S. Geological Survey (USGS), le foyer de ce séisme est situé à 24,4 km de profondeur, dans l'océan pacifique. Avec une magnitude de 8,9 il s'agit du plus puissant séisme jamais enregistré sur l'île ...

Localisé en mer, ce séisme a engendré un tsunami sur les côtes est du Pacifique. En effet, une onde marine évoluant à environ 600 km/h a été générée par le soudain déplacement du plancher océanique. Les premiers rapports font état de vagues de 4 à 10 mètres. La mer s'est engouffrée dans la métropole de Sendai et inonde de nombreuses villes côtières et littoraux : l'aéroport de Sendai est complètement sous les eaux.

Toutes les côtes est et nord du Japon sont concernées par une alerte tsunami. De plus, Hawaï, les Philippines, la Nouvelle-Calédonie et les îles Mariannes ont ordonné l'évacuation des populations situées en zone côtière. Une alerte a été également lancée en Indonésie, au Canada et aux Amériques pour les côtes ouest.
NHK World

Une partie du japon est paralysée

Des millions de personnes évacuées à Tokyo

Tokyo, la capitale, pourtant située à près de 400 km de l'épicentre a fortement ressentie ce puissant tremblement de terre. Ses gratte-ciel ont longuement tangué sous les secousses.
Selon les secours et les médias japonais, un toit s'est effondré sur un bâtiment du centre de Tokyo où 600 étudiants participaient à une cérémonie de remise de diplôme, faisant de nombreux blessés.
Les millions de personnes présentes au début d'après-midi dans la capitale ont dû évacuer d'urgence tous les locaux et se sont précipitées dans les rues. Toute l'activité de la ville a cessé et les personnes sont invitées à rentrer chez elles, à pied.
Des dizaines d'incendies se sont déclarés. La raffinerie de Iichihara, située à quelques dizaines de kilomètres du centre de la capitale, s'est embrasée.

Les centrales nucléaires touchées : des fuites radioactives enregistrées

Suite aux séismes, les centrales nucléaires des préfectures de Miyagi et Fukushima ont été arrêtées, a indiqué leur opérateur, la compagnie d'électricité Tokyo Electric Power (Tepco).
Un incendie s'est déclaré dans une centrale nucléaire à Onagawa, dans le nord-est du Japon, rapporte l'agence Kyodo. Selon l'opérateur de la centrale, Tohoku Electric Power, il n'y a aucun signe de fuite radioactive.
Mais c'est un autre réacteur durement touché par le séisme qui a conduit le gouvernement à déclarer une situation d'urgence nucléaire, qui se déclenche en cas de fuites radioactives ou de panne du système de refroidissement d'un réacteur. Ainsi, le Premier ministre Naoto Kan a demandé l'évacuation de 45 000 riverains situés dans une zone de dix kilomètres autour de la centrale nucléaire de Fukushima (à 250 km au nord de Tokyo). En effet, une radioactivité huit fois supérieure à la normale et une fuite radioactive à l'extérieur de la centrale ont été mesurées. Pire, samedi 12 mars 2011 vers 09h00 heure de Paris, une explosion s'est produite : une fusion du réacteur pourrait être en cours, selon Agence de sécurité nucléaire et industrielle, ce qui peut laisser craindre un grave accident nucléaire.

Les infrastructures de transport paralaysées

Les transports aériens, maritimes, ferroviaires et routiers ont été interrompus vendredi dans une bonne partie du Japon. Les trains express Shinkansen, les lignes de métro ont été arrêtées et les autoroutes de la région de Tokyo fermées quelques minutes après le tremblement de terre.
Le bilan des dégâts sera "considérable" indique le gouvernement japonais.
Le premier bilan officiel des victimes, encore très partiel, fait état de plus de 700 de morts, de centaines de disparus et de milliers de blessés.