Un étudiant de 19 ans veut nettoyer les océans du plastique


Un jeune néerlandais de 19 ans pourrait avoir trouvé une solution pour nettoyer les océans des déchets plastiques!

Boyan Slat a présenté son projet «The Ocean Cleanup» lors de la conférence TEDx à Delft. Ce jeune néerlandais aurait conçu une plateforme capable de nettoyer près de 99,9% des déchets sur 5 ans et sans filets !

Des déchets plastiques au large des Açores en 2010

Ce qu’on appelle le «7ème continent de plastique» est une grande plaque de déchets qui évolue dans le nord de l’océan Pacifique et qui représente six fois la France. Cette plaque constitue une réelle menace pour la biodiversité. La faune notamment est particulièrement  menacée car elle est exposée aux intoxications, empoisonnements, suffocations ou encore noyades. De plus, des substances toxiques peuvent engendrer un déséquilibre des écosystèmes.

Des scientifiques se sont déjà penchés sur la question depuis plusieurs années mais les résultats montraient que près de 80000 ans seraient nécessaires pour recueillir tous les déchets avec des chalutiers. Le concept du projet «The Ocean Cleanup» est de se servir des courants marins des gyres pour laisser l’océan s’autonettoyer en plaçant des embarcations avec de longs bras à toutes les zones de passages de débris. Le projet pourrait même être rentable puisque  les déchets récupérés devraient générer plus d’argent qu’il n’en faudrait pour construire le bateau.


La faisabilité du projet est en cours de vérification par une équipe d’ingénieurs. Cependant, selon François Galgani, océanographe à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer, «ces déchets sont tellement difficiles à ramasser qu’il est peu probable que ces projets trouvent les financements nécessaires».

Boyan Slat a donc décidé de chercher ce financement sur Internet à travers le crowdfunding ou financement participatif. Vous avez encore quelques jours pour participer à ce projet puisqu’il a jusqu’au 5 mai pour récolter 80000 dollars, nécessaires selon lui pour tester son «nettoyeur d’océan».