Coupe du monde de football : quel impact environnemental ?

Hier soir avait lieu la cérémonie d’ouverture de la coupe du monde de football 2014 au Brésil. L’événement a débuté sous fond de tensions, et de nombreuses protestations ont éclaté.

Le 10 juin dernier, la présidente Dilma Roussef a fait un discours dans le but de calmer ces mécontentements, devenant inquiétants pour les autorités Brésiliennes. Notons que 11 milliards d’euros ont été dépensés pour l’organisation de la coupe du monde, chiffre beaucoup plus élevé que celui consacré à l’éducation et à la santé !!!

Sao Paolo ne se montre pas sous son meilleur jour côté environnemental. Le projet de construire un tronçon autoroutier a été très mal perçu par les associations environnementales, qui ont organisé des manifestations. Ces ONG ont protesté car un massif forestier se trouvait à cet endroit, au Nord de Sao Paolo. 

Le rôle du Brésil en matière d’utilisation de crédits carbone* de compensation des émissions a été salué le 6 juin par Christina Figueres, la secrétaire générale de la convention climat des Nations-Unies. En effet, 115 000 tonnes de crédits carbone ont été émis par le Brésil dans le but de diminuer ses émissions. 1,4 millions de tonnes de carbone sont prévus suite à cet événement. 

La capacité à fournir 1 200 foyers Brésiliens en électricité : voilà ce que le stade Mineiro est apte à faire. 6 000 panneaux solaires ont été installés sur ses toits. Les stades de Fribourg (Allemagne) et de Berne (Suisse) ont été des inspirations pour le projet. 

Ces mesures semblent être pour les autorités Brésiliennes un moyen efficace d’apaiser les tensions liées à la coupe du monde… Nous avons jusqu’au 13 juillet, date de fin de la coupe du monde 2014, pour tirer de vraies conclusions !`

Nous, on est  pas convaincu !

*Un crédit-carbone est une unité correspondant à une tonne d’équivalent de dioxyde de carbone